Furieuses Fallopes

05 octobre 2007

Marche silencieuse à la mémoire de Chulan Liu.


"Venez marcher avec nous, silencieusement, à la mémoire de Chulan Liu (habillé de noir avec des bougies)" :
Marche silencieuse à la mémoire de Chulan Liu.
Samedi 6 octobre à 14 h30 de la place de la Bastille (devant l'Opéra) à son
domicile 41 Boulevard de la Villette , Paris 10.

À l'appel de ses amis, chinois résidents français, régularisés ou encore « sans
papier » et de tous les humanistes de toutes nationalités.

Chulan Liu s'est défenestrée le jeudi 20 septembre 2007, à Paris dans le 10 ième
arrondissement. Elle est morte le lendemain à l'hôpital dans l'indifférence
générale, hors des traditionnels et rares appuis des migrants : RESF, MRAP…
La terreur inspirée par la police en est la cause, même si le jour de
l'intervention, les policiers se sont rendus à son domicile pour une autre
personne.
Aujourd'hui, les migrants asiatiques – et les autres - se sentent de plus en
plus traqués dans les rues de Paris et de bien d'autres villes de France. Ce
climat de peur, qui rappelle une autre époque, ne touche pas seulement les sans
papiers.
Chulan Liu, victime d'un système de quota, a vécu comme des milliers d'individus
de cette minorité silencieuse, de familles, d'enfants, dans la peur, alors que
les chinois de France apportent au pays par leur travail et leur énergie, de
nombreux liens commerciaux et culturels avec la Chine , d'importants
investissements financiers et humains et méritent dans ce sens d'être respectés
et accueillis dignement.
Cette mort suscite l'indignation de tous les humanistes. Le consulat de Chine
nous a reçu, et le silence du gouvernement français sur cette affaire – qui
vient après d'autres drames et qui en annonce d'autres – est choquant.
Venez marcher avec nous, silencieusement, à la mémoire de Chulan Liu (habillé de
noir avec des bougies).
Les amis de Chulan Liu.
--
RAJFIRE Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées
c/o Maison des femmes, 163 rue de Charenton, 75012 Paris
site internet : http://rajfire.free.fr/
contacts : mardi 16h30-20h à la Maison des femmes
tel : 01 44 75 51 27 - mail : rajfire@wanadoo.fr

A voir aussi : Comité d'action interassociatif contre la double violence
http://doubleviolence.free.fr

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02 juin 2007

6 juin: Les Furieuses Fallopes sur Radio Libertaire!

De 18h 30 à 20 h 30

en directe sur Radio Libertaire

sur la fréquence 89.4 FM

ou sur internet:  http://rl.federation-anarchiste.org/sommaire.php3


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20 mai 2007

24 mai: Les Furieuses Fallopes vont à l'école!


Jeudi 24 mai, de 17h 15 à 19h 15, les Furieuses Fallopes interviennent, dans le cadre  du séminaire du CEDREF,  sur le sujet suivant : “L’imbrication des systèmes de sexe, classe, race et sexualité et les luttes actuelles”.

L'entrée est libre et gratuite.

Adresse:
Université Paris 7-Denis-Diderot
Campus Javelot (Immeuble Montréal, face à l’université de Tolbiac)
Salle 187 (monter au 2 ème étage, suivre le couloir qui dit “école doctorale” jusqu’au bout puis descendre l’escalier)
 
Comment y parvenir : métro Tolbiac, en face de la fac de Tolbiac, prendre les escaliers mécaniques qui amènent sur la Dalle des Olympiades, prendre à gauche du Franprix, entrer dans l’immeuble (un triangle bleu indique Paris 7), traverser le R d C en cherchant les escaliers et ascenseurs (au fond) et monter au 1er étage


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15 mars 2007

Rappel : pleins de trucs ce week-end...

Les Furieuses Fallopes,

ont le plaisir de vous inviter Samedi 17 Mars à 20h00,
à la Projection - débat - Apéro (cf fly ci-joint)
en non-mixité ( femmes, gouines, bies, trans...)

à la Maison des Femmes*,

autour du film

"Barberousse mes soeurs"

1985 | 62 min
Réalisation
Hassen Bouabdellah

En 1982, Hadj Rahim réalise "Serkadji", un film de fiction sur le
quartier
des hommes de la prison de Barberousse, à Alger, où furent incarcérés
et
exécutés des centaines de combattants et de combattantes du FLN.
Les femmes sont absentes de cette fiction ;
En octobre 1985, Hassen Bouabdellah décide alors d'inviter les
moudjahidate ( les combattantes) anciennes détenues à une projection du
film. Cette rencontre devient alors l'occasion d'apporter leurs
précisions
et critiques, mais aussi, et surtout, le prétexte pour se remémorer
leurs
propres expériences dans cette prison, les solidarités qui les
unissaient
et les rôles des femmes dans cette guerre de Libération.

A samedi!

NB : paf 2 euros/pers pour la maison des femmes + Bar prix libre +
Table
de presse

*La Maison des Femmes : 163 rue de Charenton. 75012 Paris

Métro Reuilly Diderot, dausmenil

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ateliers et discussions santé-sexualités-lesbiennes

ateliers et discussions santé-sexualités-lesbiennes
les 17 et 18 mars 2007

***flyer en pièce jointe***

Atelier Gouixx
Réduction des risques pour les gouines
et celles qui font du sexe avec des femmes

le sexe c'est tabou? Parlons en !
Ateliers-discussions ludique sur le thème des sexualités lesbiennes.

Nous invitons chacune à amener quelques petites choses à grignoter et à partager lors des ateliers.

samedi 17 mars à 15h à la Maison des Femmes
163, rue de Charenton
75012 Paris – M° Reuilly Diderot

dimanche 18 mars à 13h au CGL
3, rue Keller
75011 Paris – M° Bastille ou Voltaire

Pour savoir combien seront présentes aux ateliers, veuillez vous inscrire en envoyant un mail à : lesbinome@no-log.org
N'oubliez pas de préciser quel jour de samedi ou dimanche vous vous inscrivez.

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Discussion
Santé  - Sexualités
Comment s'organiser entre lesbiennes ?
Histoires passées et à venir...

dimanche 18 mars à 18h30 au CGL
3, rue Keller
75011 Paris – M° Bastille ou Voltaire

Echanges avec Clotilde du CRIPS, Amelia et Cécé de Gouixx, Michèle du Groupe Santé-Lesbiennes

----------------

Nous ne recevons pas de subventions, merci de penser à participer pour payer notament les déplacements de certaines intervenantes. Pas de prix fixe, donnez ce que vous voulez, ce que vous pouvez.

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2nd Festival de Cinéma Queer

Le peuple qui manque
http://www.lepeuplequimanque.org

vous rappelle que ce vendredi commence le

2nd Festival de Cinéma Queer
du 16 au 21 Mars 2007
Cinéma l'Entrepôt, Paris


Soirée d'ouverture

  • Rendez vous à 20h, le vendredi 16 Mars au cinéma l'Entrepôt. Nous nous retrouverons autour d'un petit verre offert par le festival à l'issue des projections !
  • Et pour ceux qui désirent poursuivre la soirée, rendez-vous à partir de minuit au Pulp, pour la soirée Androgyny Party.

Correctifs !

Le festival est soumis aux correctifs suivants, dont nous nous excusons vivement !

  • La projection du Mardi 20 Mars « Judith Cahen & Alberto Sorbelli » est avancée à 20h (au lieu de 20h30) !
  • Le film The Passionate Spectator de Del LaGrace Volcano est à ce jour sous-réserve. Il sera peut-être remplacé par Action de corps exclus de Michel Journiac et Gérard Cairaschi.
  • Les dernières mises à jour éventuelles seront à consulter sur notre site internet, www.lepeuplequimanque.org

Edito

Le Festival de cinéma Queer est un temps fort de réflexion sur les identités.

Héritier du féminisme, et des cultures gays, lesbiennes et trans, la théorie et le mouvement politique Queer déconstruisent les genres et les sexualités. A l’instar de Jean Genet qui appelait à une reformulation, par les dominés eux-mêmes, individuellement et collectivement, de leur subjectivité, le cinéma Queer, reflet de nouvelles formes de relations, d’être au monde, de propositions artistiques, est venu aujourd’hui bouleverser les modes de production et les formes mêmes d’un art cinématographique.

La seconde édition de notre festival se déroulera du 16 au 21 mars 2007, au cinéma l’Entrepôt, Paris 14ème. Nous dessinerons durant ces six jours quelques axes de ce fertile mouvement : croisement des problématiques sexuelles et raciales, black feminism, politiques transgenres, incarnations cyborg et freaks, devenirs, réflexion sur le corps, etc., au travers de plus de 40 films, souvent inédits en France, aux croisées du cinéma militant, de l’art contemporain et du cinéma expérimental. Nous inviterons à réfléchir, en présence de ciné/vidéastes, d’activistes et d’universitaires, autant aux politiques queer, féministes et postcoloniales, qu’à la production d’images individuelles et collectives, au rôle de l’art dans l’espace ! public et/ou comme espace symbolique, dans sa capacité même à transformer le réel, nos subjectivités et notre imaginaire.

Nous laisserons cette année une place importante au cinéma féministe et tenterons d’en tracer les points de convergences avec la pensée queer.

Plusieurs rendez-vous sont incontournables durant le festival, dont notamment :

  • L’ouverture du festival autour de l’œuvre de l’artiste performer Leigh Bowery, figure culte des années 80 et de la fureur de la culture underground. Le vertigineux parcours d’un créateur de costumes hallucinants qui redessinaient de nouveaux corps défiant toutes les normes.

  • La journée entière consacrée à la rencontre entre « mouvement Queer et post-colonialisme », avec notamment Black Nations / Queer Nations de Shari Frilot, projeté pour la première fois depuis 12 ans en France, et Mama no me lo dijo des Mujeres Creando, le célèbre groupe féministe radical bolivien, qui, à partir de performances et de poèmes insolents, se réapproprie l’espace public pour mieux le transformer.

  • L’incroyable «Dandy Dust» de Hans Scheirl, programmé en cloture du festival, film-culte à la croisée du cinéma expérimental et de la science-fiction, qui, par une prolifération de greffes, de fluides, d’êtres mutants aux frontières mentales et corporelles complètement éclatées, rend compte de ce que pourrait être un imaginaire queer dans sa forme la plus débridée, tenant à la fois du cyborg et de la post-identité.

De nombreuses surprises à venir découvrir sur place, les vidéos de Oreet Ashery, du photographe Del LaGrace Volcano, du GAT, des Panthères Roses de Montréal ou du performer sud-africain Steven Cohen, un film inédit de Judith Cahen, interview étonnante de Catherine Millet autour du performer Alberto Sorbelli, le très beau Quartier Mozart du réalisateur camerounais Jean-Pierre Bekolo, un documentaire inédit autour de la philosophe queer Beatriz Preciado, un opéra-porno-social de Jean-Louis Costes, des films de cinéastes féministes pionnières telles que Ulrike Ottinger, Maria Klonaris & Katerina Thomadaki, Nil Yalter ou Barbara Hammer, un grand film féministe collectiviste de Yann Le Masson ou encore le classique et imm! anquable Venus Boyz de Gabriel Baur !

Téléchargez le programme complet

(.pdf, 2,7 mo)

Bon festival !

Cinéma l'Entrepôt
7/9 rue Francis de Pressensé 75014 Paris
Métro Pernety - ligne 13

Tarifs: 5€ / séance ou 40€ Pass Festival
ReservationPass@lepeuplequimanque.org

« Le peuple qui manque » est une structure de programmation de films.
+ d'infos: http://www.lepeuplequimanque.org
lepeuplequimanque@gmail.com

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09 mars 2007

Projection - Débat - Apéro

Les Furieuses Fallopes,

ont le plaisir de vous inviter Samedi 17 Mars à 20h00, à la Projection - débat - Apéro

à la Maison des Femmes, en non-mixité ( femmes, gouines, bies, trans...)

autour du film

"Barberousse mes soeurs"

1985 | 62 min
Réalisation
Hassen Bouabdellah

En 1982, Hadj Rahim réalise "Serkadji", un film de fiction sur le quartier
des hommes de la prison de Barberousse, à Alger, où furent incarcérés et
exécutés des centaines de combattants et de combattantes du FLN.
Les femmes sont absentes de cette fiction ;
En octobre 1985, Hassen Bouabdellah décide alors d'inviter les
moudjahidate ( les combattantes) anciennes détenues à une projection du
film. Cette rencontre devient alors l'occasion d'apporter leurs précisions
et critiques, mais aussi, et surtout, le prétexte pour se remémorer leurs
propres expériences dans cette prison, les solidarités qui les unissaient
et les rôles des femmes dans cette guerre de Libération.

A samedi!

NB : paf 2 euros/pers pour la maison des femmes + Bar prix libre + Table de presse

La Maison des Femmes : 163 rue de Charenton. 75012 Paris

Métro Reuilly Diderot, dausmenil

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08 mars 2007

8 mars: Journée internationale des Femmes

Manifestation sur Paris
RDV  18h
M° Père Lachaise

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Samedi 10 mars 20h30 : Slam ô féminin!

slam session
(scène ouverte)
Les femmes à l'honneur
Avec Audrey et Chantal de slam ô féminin !

animée par nen

à "jours de fête"
(ancien cinéma marcel pagnol)
47 avenue Pierre Larousse
92240 Malakoff

métro Malakoff-plateau de vanves (suivre les flèches)
ou bus 191 à partir de porte de vanves (arrêt Victor-Hugo)

entrée libre
bar sans alcool gratuit
un texte dit = un verre offert (dont... de la bière ;)
et pour ces dames, en plus du verre offert,
un texte dit = une rose marie-claire offerte*

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07 février 2007

samedi 17 février à 14h30 : Appel des féministes indigènes et Réunion publique

Sous le Haut Marrainage de Solitude, héroïne de la révolte des esclaves
guadeloupéens contre le rétablissement de l'esclavage par Napoléon, de
Jamila Bouhired, révolutionnaire algérienne et de nos mères immigrées

Appel des Féministes Indigènes

Personnalités politiques, intellectuel-le-s, féministes, représentants
institutionnels... en France, se penchent avec humanisme et compassion
sur le sort des femmes issues de l'immigration post-coloniale que NOUS sommes.
Ils nous encouragent à nous émanciper, à nous défaire de notre état de
nature, ou, pour les plus évoluées d'entre nous, de notre état de sous-culture.
Ils nous protégent contre nos maris, nos pères et nos frères supposés
culturellement violents, violeurs et voileurs. Ils sont les boucliers
sans lesquels nous sommes vouées à demeurer soumises, mariées de force à des
brutes, excisées..., et peut-être même lapidées. De leur vigilance zélée dépend
notre libération. Ils parlent en notre nom. Pour notre bien...

Messieurs-Dames, le Collectif des Féministes Indigènes a le plaisir de
vous annoncer la fin de la comédie. Il vous prie de ravaler vos larmes et de
remballer vos bons sentiments.

Ce discours néocolonial et paternaliste est une VIOLENCE que nous
n’acceptons plus.

Nous refusons la dépossession et l'instrumentalisation de nos luttes.
Nous refusons catégoriquement que des personnes non concernées par des
discriminations racistes et sexistes parlent en notre nom. Comme nous
refusons le discours stigmatisant et essentialisant des femmes issues de
l’immigration, qui prêtent leurs voix au discours dominant, structurellement raciste
et opportunément féministe. Parler à notre place, c’est nous spolier de
nos vies, nous déposséder de nos parcours et de notre vision du monde. C’est
aussi saboter nos luttes quotidiennes.
Nous ne sommes pas dupes de cette instrumentalisation qui fait de nous
des victimes idéales.
Les discours dominants à la fois racistes et sexistes confisquent notre
parole, réduisent notre complexité, nient nos résistances. Ces procédés
s’enracinent dans les systèmes esclavagistes et coloniaux qui, déjà,  contraignaient
les femmes à une double expropriation de leur corps (à la fois, force de
travail et objet sexuel). Nos mères, loin des stéréotypes du féminisme blanc, ont
toujours su résister. Nous résistons.

Notre démarche est féministe, spécifiquement indigène…
Nous, en tant que femmes vivant en France,  héritons des acquis des
luttes des féministes françaises. Mais en tant que femmes racialisées, nous
remettons en question les diktats de l'universalisme blanc et masculin et du
féminisme blanc qui dénient toutes autres visions du monde ou vécus. Le féminisme
occidental n’a pas le monopole de la résistance à la domination masculine.
Nous refusons les présupposés idéologiques selon lesquels le féminisme
serait incompatible avec la foi religieuse, notamment en portant et défendant
la parole féministe des femmes croyantes. Nous assumons et revendiquons
nos identités plurielles, aux contours variables faites aussi de
contradictions et d’imperfections.
Nous refusons l’injonction à la déloyauté envers les nôtres avec tous
les sacrifices que cela suppose : rupture familiale, guerre et concurrence
des sexes, mise à distance de nos cultures chaque jour mises en accusation.
Nous interpellons nos communautés et l'ensemble de la société. Nous
dénonçons et nous nous battons contre les systèmes d'oppression. Nous ne voulons pas
"conscientiser" les femmes issues de l’immigration, dont nous sommes,
ni les juger sur des critères "d'émancipation" subjectifs. Chaque femme est en
droit de choisir son mode de vie en continuité, en composition ou en rupture
avec sa culture, sa tradition ou sa religion.
Nous revendiquons l’autonomie de nos luttes et de nos trajectoires.

…et anti-impérialiste
Nous exigeons désormais des mouvements politiques occidentaux qui
pensent les rapports Nord/Sud qu’ils cessent d’ignorer les conséquences de
l’impérialisme et du libéralisme dans le maintien et le renforcement des systèmes
patriarcaux.
Nous considérerons désormais comme anti-féministe toute solidarité avec
les femmes du sud qui n’intègre pas le rapport étroit entre patriarcat et
impérialisme.

Nous exigeons une égalité réelle
Dans notre société, racisme et sexisme sont intimement imbriqués. Nous
subissons des oppressions de classe, de genre et de néo-indigénat qui se
renforcent mutuellement . Notre parole est seule légitime pour faire état de la
réalité de ces oppressions croisées. Cette parole est radicalement anti-raciste et
anti-sexiste. Nous n’établissons pas de priorité entre ces luttes
intrinsèquement liées. Nous dénonçons catégoriquement toutes les
violences sexistes et racistes que nous subissons quelles qu'elles soient et d'où
qu'elles viennent. Nous ne tairons pas notre combat féministe sous
prétexte que la lutte anti-raciste est prioritaire. De la même façon nous ne tairons
pas notre combat anti-raciste pour servir de relais, au nom d'un
pseudo-féminisme à la diabolisation des noir-e-s, des arabes, des musulman-e-s et d’autres
populations stigmatisées racialement.
Nous refusons d’être l’enjeu de la concurrence et de la bataille que se
livrent le patriarcat des dominés et celui des dominants.
Par conséquent, nous nous inscrivons dans ce féminisme paradoxal afin
de ne plus jamais être le cheval de Troie de la suprématie blanche ou les
traîtresses à l’ordre communautaire.

C'est à ce prix que l'on pourra se battre contre les représentations
coloniales, indigénisantes et folklorisantes des femmes noires, arabes et
musulmanes, véhiculées dans les discours dominants, les politiques publiques et les
espaces médiatiques. C'est ainsi que l'on pourra casser les stéréotypes de la
beurette, de la maman-nourricière et infantilisée, de la musulmane manipulée ou
de l'africaine exotique.


Dans une société "francepaysdesdroitsdel'homme", structurellement
inégalitaire et patriarcale, NOUS, descendantes de colonisé-e-s et d’immigré-e-s
lançons un appel aux femmes et aux féministes qui s’estiment victimes de violences
sexistes et racistes à nous rejoindre en vue de contribuer à l’émergence et
à la construction d’une parole FEMINISTE POLITIQUE, égalitaire et
autonome qui interpelle l’ensemble de la société française dans sa gestion des
questions concernant les femmes venues ou vivant dans les pays du sud.

Venez partager notre réflexion lors d’une réunion publique organisée en
coopération avec La Maison Verte.
ouverte à toutes et à tous
le samedi 17 février à 14h30
127 rue Marcadet
75018
M°Lamarck ou Jules Joffrin

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